
Avez-vous déjà eu cette conversation où un ami, un collègue ou même un membre de votre famille vous pose une question dont il connaît déjà la réponse ? Ou pire, une question qui semble anodine, mais qui cache en réalité une tentative de prouver qu’il sait mieux que vous ? Si oui, félicitations : vous avez été victime de boomerasking !
De nombreuses personnes utilisent le boomerasking sans même en avoir conscience. Que ce soit sur les réseaux sociaux, dans un échange de mails professionnels ou autour d’un café entre amis, il peut survenir à tout moment. Mais alors, qu’est-ce que le boomerasking exactement ? Comment le détecter ? Et surtout, comment le déjouer avec élégance et intelligence ?
Tout sur le boomerasking et les clés pour ne plus jamais tomber dans ce piège conversationnel !
Boomerasking : définition et origine du phénomène
Le boomerasking est un terme qui vient de la contraction de boomerang et asking (poser une question en anglais). Il désigne l’action de poser une question de manière hypocrite, dans le seul but d’orienter la conversation vers une réponse déjà connue ou voulue.
Autrement dit, ce n’est pas une question posée dans l’optique d’obtenir une information sincère, mais plutôt une manière déguisée d’imposer une opinion, d’exposer son savoir ou même de vous prendre en défaut.
Bien que le terme soit relativement récent, le concept est ancien. On retrouve le boomerasking dans des contextes variés :
- Dans le monde du travail : Un collègue vous demande « Tu es sûr que ce rapport doit être envoyé à 17h ? Parce qu’il me semble que c’était 16h… », alors qu’il connaît parfaitement la réponse.
- Sur les réseaux sociaux : Un ami commente votre publication avec « Tu sais que cette info a déjà été démentie il y a trois jours ? », alors qu’il aurait très bien pu simplement l’affirmer.
- Dans la vie quotidienne : Un parent vous demande « Tu es certain que c’est comme ça qu’on plie un t-shirt ? », avec une pointe de supériorité.
En somme, le boomerasking est une question qui n’attend pas réellement une réponse, mais qui sert à asseoir une domination, souligner une erreur ou montrer son savoir.
Comment détecter le boomerasking ?
Le boomerasking peut être difficile à repérer, surtout si votre interlocuteur est habile dans l’art de poser ses questions. Cependant, voici quelques signes révélateurs qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille :
1. La question n’attend pas de véritable réponse
Si la personne qui vous interroge semble déjà savoir ce qu’elle veut entendre ou reformule immédiatement votre réponse pour imposer la sienne, il y a de grandes chances qu’il s’agisse d’un boomerasking.
Exemple :
👉 « Tu es sûr que cette recette est correcte ? » (puis, sans attendre votre réponse) « Parce que moi, j’ai toujours fait autrement et ça marche mieux. »
2. Le ton est condescendant ou manipulateur
Le boomerasking cache souvent une intention subtilement passive-agressive. L’objectif est d’amener l’autre à se justifier ou à reconnaître qu’il a tort.
Exemple :
👉 « Tu sais que ce projet aurait été plus efficace en utilisant une autre méthode, non ? »
Le ton est poli, mais l’objectif est clair : vous mettre dans une position d’infériorité.
3. La question sous-entend que vous avez tort
Le boomerasking est souvent un moyen détourné d’exposer une erreur ou de mettre en évidence une faille dans votre raisonnement, sans avoir l’air d’attaquer frontalement.
Exemple :
👉 « Tu es sûr que c’est bien cette date ? » (traduction : Tu t’es trompé, et je vais te le prouver.)
4. La question cache une opinion déguisée
Le boomerasking n’est pas toujours une attaque. Parfois, c’est simplement une manière pour quelqu’un d’imposer son point de vue sous couvert d’une question.
Exemple :
👉 « Tu crois vraiment que ce film est un chef-d’œuvre ? » (autrement dit : Je pense que ce film est surcoté, et je vais t’expliquer pourquoi.)
Comment déjouer le boomerasking ?
Maintenant que vous savez repérer le boomerasking, il est temps de découvrir comment le gérer efficacement. Voici quelques techniques pour répondre avec finesse et intelligence.
1. Répondre par une question inversée
Si vous sentez qu’une question est en réalité une affirmation déguisée, retournez-la à votre interlocuteur.
Exemple :
👤 « Tu es sûr que cette info est correcte ? »
🧑💼 « Pourquoi cette question ? As-tu vu une source différente ? »
Cela oblige l’autre personne à assumer son propos au lieu de vous piéger.
2. Accepter la provocation sans y répondre directement
Parfois, il vaut mieux éviter de rentrer dans le jeu du boomerasking. Accepter la question sans justification peut déstabiliser votre interlocuteur.
Exemple :
👤 « Tu crois vraiment que ce restaurant est le meilleur de la ville ? »
🧑🍳 « Oui, j’adore son ambiance et ses plats. »
Simple, efficace, et sans ouverture au débat inutile.
3. Feindre l’innocence
Une autre méthode consiste à répondre comme si vous ne perceviez pas l’intention cachée derrière la question.
Exemple :
👤 « Tu sais que ce projet aurait pu être mieux organisé, non ? »
🧑💼 « Ah bon ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »
Cela force l’autre à expliciter son raisonnement au lieu de simplement insinuer quelque chose.
4. Utiliser l’humour pour détourner l’intention
L’humour est une arme redoutable contre le boomerasking. Une réponse légère peut désamorcer la situation.
Exemple :
👤 « Tu es certain que c’est bien comme ça qu’on fait ? »
🧑 « C’est comme ça que je le fais ! Si c’est une catastrophe, on pourra toujours en rire après ! »
5. Ne pas répondre et changer de sujet
Si vous sentez que la question n’a pour but que de vous pousser à la faute ou à une justification inutile, vous pouvez tout simplement ignorer la provocation et rediriger la conversation.
Exemple :
👤 « Tu crois vraiment que cette série est la meilleure ? »
🧑 « En parlant de séries, as-tu vu la dernière saison de celle-ci ? »
Conclusion : soyez maître du jeu !
Le boomerasking est un phénomène courant qui peut s’immiscer dans toutes les sphères de votre vie. Qu’il s’agisse d’un ami un peu trop sûr de lui, d’un collègue cherchant à se mettre en avant ou d’un proche souhaitant imposer son point de vue, vous avez désormais les clés pour reconnaître ce stratagème et y répondre avec tact.
En adoptant une attitude calme, en posant des questions inversées ou en détournant l’attention avec humour, vous évitez de tomber dans le piège du boomerasking et vous gardez le contrôle de la conversation.
Et vous, avez-vous déjà été confronté au boomerasking ? Partagez vos expériences en commentaire ! 😉